11 avr. 2007

Des réfugiés d’un nouveau genre.

Le rapport de 2003 du GIEC annonçait déjà 200 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050 à cause du réchauffement climatique.

Les zones à risque (deltas des fleuves et plaines côtières) sont celles ou la population est la plus concentrée. Les terres étant plus fertiles, la population s’y est installée dès l’origine.
La montée du niveau de la mer due réchauffement climatique a pour conséquence :
- La salinisation des sols
- La pollution des nappes phréatiques
- Ses inondations plus fréquentes.
De nombreuses zones de la planète sont ainsi menacées.

En moins de 40 années, nous aurons à gérer des déplacements de populations encore jamais enregistrées. On peut se demander si nos Etats auront la capacité de gérer, humainement, des afflux aussi massifs de populations.

Or les pays riches ont une dette écologique vis-à-vis de ces peuples réfugiés. En effet, ce sont eux qui ont relâchés dans l’atmosphère plus des ¾ des gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique. Ces réfugiés climatiques seront donc des victimes directes de nos activités des 150 années passées et doivent être considérées et traitées comme telles. Notre responsabilité est directement engagée vis-à-vis des pays pauvres qui seront les principales victimes du réchauffement climatique.

La multiplication des zones touchées par la montée des eaux et ses conséquences sur les migrations de population constitue un risque de déstabilisation au plan international.
Si l’on veut éviter les conflits et les situations ingérables, il faut dès maintenant :
- Soutenir économiquement les pays du Sud,
- Augmenter l’aide au développement,
- Soutenir et proposer des stratégies de gestion durable des ressources naturelles,
- Favoriser l’autosuffisance alimentaire
- Réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre.

Agissons vite, il y a urgence

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