26 avr. 2007

Des solutions pour résoudre les pénuries en eau

1 – Capter la rosée et les brouillards.
On tend en hauteur des filets entre deux supports. La nuit les gouttelettes de brouillard sont « emprisonnées » dans les mailles des filets en polypropylène. Elles tombent alors dans des gouttières qui alimentent les réserves d’eau. L'eau ainsi récoltée est tout à fait potable, elle entre même dans les critères fixés par l’OMS.
Le Chili, pionnier en la matière, avait installé plus de 100 filets dès le début des années 1990, qui récoltaient en moyenne plus de 10 000 litres d'eau par village.
Pays ayant insallés des filets :
Maroc, Burkina, Corse, Croatie, les îles Hawaï, les Canaries, le Pérou.
Une nuance s’impose toute fois, l’utilisation des filets nécessite un climat particulier dont ne bénéficient pas tous les pays.

2 – Crever les nuages !
Au Maroc, en Chine, Grèce et Israël, on crève les nuages pour en faire tomber la pluie. Ce procédé consiste à envoyer dans les nuages des avions qui vont larguer des vapeurs d’iodures d’argent. La condensation ainsi générée va permettre de provoquer la pluie pour irriguer les cultures.
C’est une solution coûteuse et peu écologique.

3- Le dessalement de la mer
En Arabie Saoudite, Israël et dans les Emirats Arabes unis, utilisent ce procédé thermique coûteux.
Cette solution reste cher et donc peu accessible. (0,8 €/mètre cube soit trois fois plus cher que l’eau puisée dans les nappes phréatiques ou captée dans les rivières.
On prévoit un doublement des capacités de dessalement d’ici 10 ans. (on passera de 30 à 60 millions de mètres cubes d’eau par jour).
Aujourd'hui 70 villes de plus d'1 million d'habitants ne disposent pas de suffisamment d'eau douce. 42 de ces villes sont en bord de mer et pourraient donc utiliser ce procédé.
La plus grande usine de dessalement en Europe (200 000 mètres cubes d’eau/jour) sera construite à Barcelone.
Dans le monde, 1% seulement de l'eau potable est produite par dessalement, bien que près d'un quart de la population mondiale vive à moins de 25 km d'une côte.
L'eau de mer pourrait ainsi devenir l'une des principales ressources alternatives dans les décennies qui viennent
Pour preuve, chez Veolia Environnement, le dessalement représente un axe de recherche et développement majeur.
Plus de 12 500 unités produisent 1% de l’eau consommée dans le monde.
Il existe une autre solution de dessalement, par filtration, plus économique.

4 – Remorquer l’eau.
L’eau douce pompée en Turquie est conditionnée dans des poches en plastique et acheminée par bateau jusqu’en Chypre. Il avait été évoqué la possibilité de remorquer des Iceberg de l’Arctique à l’Arabie Saoudite ! Sachant que l’Iceberg aurait perdu 20% de son volume au cours du voyage.
Cette solution ne parait pas viable car très gourmande en énergie et peu écologique.

En savoir plus :
Association Opur (Organisation pour l'utilisation de la rosée)
Libération : L'eau à la bouche. Du brouillard à la rosée... une conférence internationale s'est réunie pour la troisième fois au Cap.


SOURCE : GEO Novembre 2006

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