14 févr. 2007

Extrait du rapport "Planete vivante 2006"


L'eau douce n'est pas prise en compte dans l'Empreinte Ecologique car la demande et l'utilisation de cette ressource ne peut s'exprimer en terme d'hectares globaux. L'eau douce est cependant essentielle à la santé humaine et à la santé des écosystèmes. Il y a 35 millions de km3 d'eau douce dans le monde mais près de 70 % se trouvent sous forme de glace et 30 % sous la terre. Moins d'un pour-cent de l'eau douce disponible dans le monde constitue les lacs, rivières et zones humides de la Terre.




Chaque année, environ 110.000 km3 d'eau tombe sous forme de précipitations, les plantes en consomment la plus grande partie et environ 40.000 km3 rejoint la mer. Cela représente l'ensemble des ressources renouvelables totales d'eau douce du monde, dont dépend l'approvisionnement domestique, agricole et industriel. Les prélèvements mondiaux d'eau s'élèvent à environ 4000 km3 par année, soit environ 10 % de ce total. Bien que l'eau douce ne soit pas considérée comme une ressource rare au niveau mondial, une grande partie de cette eau est géographiquement inaccessible ou accessible une partie de l'année seulement. De l'ensemble de l'eau facilement accessible, environ 54 % sont prélevés pour des usages domestiques, industriels ou, plus majoritairement, pour l'irrigation. Les ressources en eau douce sont loin d'être distribuées équitablement à travers le monde et de nombreux pays prélèvent en fait plus que ce qui est acceptable pour maintenir les écosystèmes d'eau douce.



Un indicateur largement répandu de la pression sur l'eau est
le ratio prélèvements / disponibilité. Il mesure les prélèvements totaux annuels d'une population par rapport aux ressources renouvelables d'eau douce disponibles : plus grand est ce ratio, plus forte est la pression à laquelle les ressources d'eau douce sont soumises. Selon cet indicateur, des prélèvements de 5-20 % représentent une pression légère, 20-40 % une pression modérée et plus de 40 % une pression sévère. Lorsque l'utilisation d'eau, en particulier pour l'irrigation, ne peut plus être satisfaite par prélèvement du ruissellement dans les rivières, ce sont les nappes phréatiques qui sont exploitées. L'augmentation du pompage dans les nappes phréatiques entraîne une baisse du niveau de la table des nappes en de nombreuses parties du monde, particulièrement dans l'ouest des Etats-Unis d'Amérique, dans le nord de la Chine et dans bien des zones d'Asie du Sud. Ces baisses se font à des taux supérieurs à un mètre par an. Globalement, on estime que 15 à 35 % des prélèvements d'irrigation ne sont pas durables.

Aucun commentaire: