28 juil. 2007

La gestion de l’eau en chine ou le désastre annoncé.

La Chine représente 22% de la population mondiale avec seulement 6% des ressources en eau.

En 2030, lorsque la population chinoise sera de 1,6 milliards d’habitants, chaque Chinois disposera de 1760m3 de réserve en eau, soit presque le seuil d’alerte international.

Aujourd’hui déjà, l’eau et sa gestion pose de nombreux problèmes :
  • Les pluies acides tombent sur un tiers du pays
  • La moitié des eaux des sept plus grandes rivières de Chine sont complètement inutilisable pour cause de pollution
  • La moitié de la population rurale n’a pas accès à l’eau potable et 340 millions de personnes boivent de l’eau contaminée
  • Plus de la moitié des villes chinoises souffrent de pénuries d’eau
  • 90% des eaux souterraines des villes et 75% des rivières et lacs sont pollués

25 milliards de tonnes d’eau souillées urbaines et industrielles sont déversés chaque année dans le Yangzi Jiang alors que ce fleuve alimente 40% de territoire chinois et irrigue 70% de la production de riz.
Alors que ce fleuve est déjà l’un des plus menacé par l’assèchement selon le WWF.

Déjà en 2005, le vice-ministre de l’Environnement alarmait sur les coûts écologiques de la croissance chinoise : "De par la pollution de l’air et l’eau, nous gaspillons l’équivalent de 8 à 15% de notre PIB. Ceci n’inclut pas les coûts sanitaires et humains."

EN SAVOIR PLUS :

Rapport du WWF Mars 2006 : « Dix fleuves les plus en danger au monde » (Format PDF - en version anglaise)

www.erenlai.com (en version anglaise) :
http://www.erenlai.com/
index.php?aid=566&lan=3
http://www.erenlai.com/index.php?aid=414&lan=3

Livre Quand Meurent Les Grand Fleuves
paru chez CALMAN
N-LÉVY (2006), écrit par PEARCE Fred
Présentation de l’éd
iteur : « Nous n'échapperons pas à la crise mondiale de l'eau, une crise à côté de laquelle les chocs pétroliers de 1973 et 1979 paraîtront anecdotiques. Nous consommons actuellement plus d'eau douce que la planète n'en fabrique par le cycle naturel de l'évaporation et des précipitations. Pour compenser ce déficit croissant et subvenir aux besoins exponentiels des populations, de l'agriculture et de l'industrie, nous vidons des nappes phréatiques vieilles de millions d'années, nous détournons le cours de fleuves majeurs, nous érigeons des barrages gigantesques. Et que récoltons-nous ? Un lessivage mortel de terres autrefois fertiles, des inondations à répétition, une pollution des océans et des rivières qui menace la biodiversité, une désertification galopante, des dérèglements climatiques en chaîne Mais aussi des inégalités criantes entre le Nord et le Sud : alors qu'un milliard d'êtres humains n'ont pas accès à l'eau potable, l'Occident dilapide ses ressources en eau comme si elles étaient inépuisables. Des steppes d'Asie centrale au Pakistan et à la Chine, en passant par les États-Unis, l'Espagne et la France, Fred Pearce dresse un tableau saisissant, parfois effrayant mais toujours précis et documenté de la situation de l'eau à travers le monde. Il nous invite à méditer la leçon de frugalité de nos ancêtres, qui géraient l'eau comme un bien précieux, avec respect et parcimonie, et plaide pour une « révolution bleue », une prise de conscience mondiale débouchant sur un changement radical des modes de consommation de l'eau, ce bien commun précieux entre tous qui n'est rien moins que la substance même de la vie. »

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