17 août 2007

Plus de 2 millions d'enfants meurent chaque année de les diarrhées résultant du manque d'installations sanitaires et d'hygiène.










Chaque jour, 34 000 personnes meurent dans le monde de maladies liées au manque d’eau et de systèmes sanitaires. Selon l’Institut international de l’eau à Stockholm,
plus de 2 millions d'enfants meurent chaque année de les diarrhées résultant du manque d'installations sanitaires et d'hygiène. De 50 à 70% des hôpitaux dans le monde sont encombrés de personnes souffrant de maladies liées à l’eau et qui pourraient être évitées facilement. A ce jour, un habitant sur cinq de la planète n’a pas d’accès à l’eau potable et un sur deux ne bénéficie pas de connexion à un réseau d’assainissement

C’est sur ces constats alarmants que se déroule du 12 au 18 août, la Semaine mondiale de l'eau qui réunit 2500 experts du monde entier. Cette 17e conférence intitulée "Progrès et perspectives dans le domaine de l'eau: pour un développement durable dans un monde qui change", réunie des représentants de gouvernements et d'entreprises, des spécialistes du secteur de l'eau, des membres d'ONG et des responsables des Nations unies. Leurs travaux et conférences vont se centrer sur le réchauffement climatique, les biocarburants ou encore les installations sanitaires.

Dans son discours inaugural, le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, a lancé un appel à la mobilisation et à la coopération des gouvernements, des individus et de tous les secteurs de la société face aux dangers du changement climatique. Il a également rappelé que « Dans certaines parties du monde, le réchauffement de la planète va se traduire par des pénuries d'eau, la sécheresse et des déserts de plus en plus vastes. Dans d'autres parties du monde, il y aura de plus
en plus de pluies ».

L'Institut international de l'eau à Stockholm (SIWI), rappelle que l’eau joue un rôle primordial dans le phénomène du réchauffement climatique. Entre 1996-2005, environ 80% des catastrophes naturelles étaient d'origine météorologique ou hydraulique. Par ailleurs, entre 1973 et 1997, les inondations, qui ont touché chaque année, en moyenne 66 millions de personnes, sont les catastrophes naturelles qui occasionnent le plus de dégâts.

Parmi les nombreux thèmes abordés figurent également la question des investissements par les banques et les entreprises dans le secteur de l'eau, l'utilisation des biocarburants ou encore la coopération entre Etats voisins sur la gestion de l'eau.

Les Biocarburtants : bons pour le climat, mais mauvais pour l’estomac ?

Alors que l’Union Européenne a fixé pour objectif d’atteindre les 5,7% de biocarburants dans le secteur des transports d’ici 2010. La fabrication à grande échelle de ces biocarburants est remise en cause par les experts de la Semaine mondiale de l'eau.

Les biocarburants, largement préconisés pour remplacer les énergies fossiles et réduire les émissions de CO2, sont loin d'être la solution miracle. En effet, leur production est très gourmande en eau, ressource déjà menacée.

La fabrication à grande échelle de ces biocarburants, faits à partir de produits agricoles, risque de se faire au détriment de la production des aliments de base.
Johan Kuylenstierna, directeur de la Semaine mondiale de l'eau précise : "Lorsque les gouvernements et les entreprises discutent de la solution des biocarburants, je pense que la question de l'eau n'est pas suffisamment prise en compte". Demain, "la production de nourriture va devoir augmenter, la consommation d'eau dans le secteur agricole va énormément augmenter et la production de biocarburants va augmenter. Du point de vue de l'eau, l'équation ne tient pas la route"

"D'où viendra l'eau servant à cultiver des aliments pour nourrir une population mondiale croissante si elle est détournée par la production de céréales servant aux biocarburants", s'est interrogé de son côté David Trouba, porte-parole l'Institut international de l'eau à Stockholm (SIWI).

La production à grande échelle des carburants "verts" risque également de déclancher une forte hausse du prix des denrées alimentaires de base.


EN SAVOIR PLUS :

Semaine mondiale de l'eau http://www.worldwaterweek.org

L'Institut international de l'eau à Stockholm (SIWI) : http://www.siwi.org









La consommation d’eau est inégalitaire : en moyenne 20 litres par personne et par jour dans les pays en développement, contre 150 à 300 litres dans les pays industrialisés. Ces dix dernières années, la problématique mondiale de l’eau a considérablement évolué.


Remplir un réservoir de 95 litres d'éthanol pur nécessite 200 kilos de maïs, ce qui représentent assez de calories pour nourrir une personne pendant une année entière.
SOURCE : SIWI

En 2025, pour fournir 10% de la demande mondiale en Biocarburant, il faudra cultiver 29% de la surface agricole utile de la planète (soit 410 millions d'hectares).

La pénurie d’eau est déclarée lorsque dans un pays ou une région, l’eau disponible est passé sous le seuil de 1000 m³ par personne et par an. De nombreuses régions du globe subissent des pénuries d’eau, avec mois de 500 m³ d’eau disponible par personne et par an.
SOURCE UNESCO

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