3 oct. 2007

Création de réserves marines préconisée par l’Alliance pour la planète


Extrait du Dossier de presse de l'Alliance pour la planète

Comment peut-on prétendre préserver la ressource sans fermer des zones à la pêche ?

Ce que préconise l’Alliance : des réserves marines fixes.
Pour en finir avec la vision à court terme de la politique actuelle (espèce par espèce, zone par zone, année après année), l’Alliance préconise une approche écosystémique de la gestion des pêches. Cette nouvelle approche comprend la création de réserves marines, une catégorie d’aires marines protégées (AMP) incluant 12 à 15 % de zones où la pêche, comme tout autre extraction, est totalement prohibée. Les réserves marines fixes constituent aujourd’hui la seule vraie solution face à l’appauvrissement des ressources halieutiques. Tous les exemples prouvent qu’elles permettent de reconstituer durablement les écosystèmes. Il s’agit aussi d’outils de gestion efficace des pêcheries puisque la régénération d’une zone fermée profite aux zones de pêche environnantes.

Le vrai conflit : les pêcheurs ne veulent ni objectif contraignant, ni réserves fixes. Le collège employeur (Comité national des pêches) a refusé le principe des réserves fixes et propose en échange des réserves tournantes. Ce modèle, calqué sur les jachères agricoles, est inapplicable aux écosystèmes marins : les cycles de régénération sont trop longs. Aucun consensus n’a pu émerger sur un objectif quantitatif ou sur un planning contraignant…

Qu’en pensent les Français ?
Selon le sondage IFOP/JDD du 9 septembre 2007, 60 % des Français attendent du Grenelle de
l’environnement la suspension immédiate de la pêche et de la chasse de toutes les espèces en danger. 275 biologistes marins européens ont signé, au printemps 2007, une pétition appelant à la création d’un vrai réseau de réserves marines en Europe, à la fois côtières et hauturières. En France, plus de 25 000 personnes ont signé une pétition réclamant la création de ces mêmes réserves... La France protége 10 % de son territoire terrestre et seulement 0,1 % de son territoire maritime. Rien ne peut justifier un tel déséquilibre.

Ailleurs dans le monde…
Aux Canaries, des zones dévastées par la pêche intensive ont été converties en réserves... 5 ans plus
tard, la zone est deux fois plus productive pour les pêcheurs. Dans la réserve des bouches de Bonifacio, en Corse, une étude comparative a mis en évidence l’augmentation significative de la taille des poissons à l’intérieur des réserves. La biomasse moyenne des espèces commerciales au sein de la réserve corse a augmenté de 2,3 en 4 ans, de 4 en 10 ans et 6 en 20 ans… Dans la réserve de l’île Goat en Nouvelle-Zélande : cinquante ans après s’être violemment opposés au projet, les pêcheurs de langoustes sont ses plus ardents défenseurs… Une très vaste réserve marine a enfin été crée en 2006 à Hawaï (Etats unis) sur 350 000 km2.

AGIR :
Vous pouvez aider Greenpeace à convaincre gouvernements et Nations Unies de la nécessité de protéger nos océans en créant un vaste réseau de réserves marines !
Signer la pétition de Greenpeace


EN SAVOIR PLUS :

Aires Marines protégées Françaises - réseau d'échange technique
http://www.airesmarines.org

L’Alliance pour la planète http://www.lalliance.fr

Grenellorama Le blog des écolos qui dévoile les coulisses du Grenelle de
l'environnement http://legrenelle.lalliance.fr

Leurs propositions pour le Grenelle Groupe 2 : Biodiversité
http://legrenelle.lalliance.fr

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