28 oct. 2007

L'humanité en danger

L'humanité en danger selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement

Extraits du rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement GEO-4



Le Programme des Nations Unies pour l'environnement indique que les menaces les plus graves pour la planète, notamment le changement climatique, le taux d'extinction des espèces et le défi consistant à alimenter une population croissante figurent parmi les nombreux problèmes qui n'ont pas été résolus et qui mettent l'humanité en danger.

Cet avertissement figure dans le rapport du PNUE Global Environment Outlook: l'environnement pour le développement (GEO-4) publié 20 ans après que la Commission mondiale pour l'environnement et le développement (la Commission Brundtland) ait produit son rapport séminal, Notre futur commun.

GEO-4, le dernier d'une série de rapports phares du PNUE, évalue l'état actuel de l'atmosphère, de la terre, de l'eau et de la biodiversité, décrit les changements intervenus depuis 1987 et identifie les actions prioritaires. GEO-4 est le rapport de l'ONU le plus complet sur l'environnement, préparé par environ 390 experts et révisé par plus de 1 000 autres partout dans le monde.

"L'objectif n'est pas de présenter un scénario catastrophe, mais un appel urgent à l'action."

GEO-4 avertit aussi que nous vivons bien au dessus de nos moyens. La population humaine est désormais si importante que "la quantité de ressources nécessaires pour la faire vivre dépasse les ressources disponibles... l'empreinte de l'humanité est de 21,9 hectares/personne, alors que la capacité biologique de la Terre est, en moyenne, seulement de 15,7 ha/personne... "

Voici quelques exemples :
  • Le déclin des stocks de poisson ;
  • La perte de terres fertiles par le biais de la dégradation ;
  • Une pression non durable sur les ressources ;
  • La baisse de la quantité d'eau douce disponible à partager entre les humains et les autres créatures et le risque que la détérioration de l'environnement ne franchisse des points de non retour.

GEO-4 déclare que le changement climatique est une "priorité mondiale" exigeant une volonté et un leadership politiques. Il relève cependant un "manque remarquable d'empressement" et une réponse mondiale "terriblement inadéquate".

Il ajoute : "Des transformations fondamentales dans les structures sociales et économiques, y compris une modification des modes de vie, sont également essentielles pour obtenir un progrès rapide".

Parmi les autres points critiques identifiés dans le rapport figurent (entre autre) :

L'eau :
L'irrigation consomme déjà environ 70% de l'eau disponible, pourtant atteindre l'objectif du Millénium pour le développement concernant la faim impliquera de doubler la production alimentaire d'ici 2050. L'eau douce diminue : d'ici 2025, l'utilisation d'eau devrait selon les prévisions augmenter de 50% dans les pays en voie de développement et de 18% d'ici le monde développé. Selon GEO-4, "Le fardeau croissant de la demande d'eau deviendra intolérable dans les pays qui connaîtront une pénurie d'eau."


La qualité de l'eau décline aussi, car elle est polluée par des pathogènes microbiens et des nutriments excessifs. La contamination de l'eau reste la cause la plus importante de maladie et de décès à l'échelle mondiale.

Le poisson : La consommation a plus que triplé entre 1961 et 2001. Les prises ont stagné ou légèrement décliné depuis les années 1980. Les subventions ont créé des capacités de pêche excessives, selon les estimations supérieures de 250% à la capacité nécessaire pour capturer la production durable des océans.

















Les pressions régionales :

Ce rapport est le premier rapport GEO dans lequel les sept régions soulignent les effets potentiels du changement climatique. En Afrique, la dégradation de la terre et la désertification constitue des menaces, la production alimentaire par habitant a baissé de 12% depuis 1981. Des subventions agricoles injustes dans les régions développées continuent à freiner l'augmentation du rendement des cultures. Les priorités pour l'Asie et le Pacifique incluent la qualité de l'air urbain, le problème de l'eau douce, la dégradation des écosystèmes, l'utilisation de la terre agricole et la hausse des déchets. L'approvisionnement en eau potable a remarquablement progressé au cours de la dernière décennie, mais le trafic illégal de déchets électroniques et dangereux est un nouveau défi. La hausse des revenus en Europe et le nombre croissant de foyers entraînent une production et une consommation non durables, une consommation d'énergie plus élevée, une mauvaise qualité d'air urbain et des problèmes de transport. Les autres priorités de la région sont la perte de biodiversité, les changements d'utilisation de la terre et les problèmes d'eau douce.

Les priorités pour l'Amérique latine et les Caraïbes sont la croissance urbaine, les menaces pour la biodiversité, les dégâts côtiers et la pollution marine, et la vulnérabilité au changement climatique. Mais les zones protégées couvrent désormais environ 12% de la terre, et les taux de déforestation annuelle dans l'Amazone diminuent. L'Amérique du Nord a du mal à gérer le changement climatique auquel la consommation d'énergie, l'extension urbaine anarchique et les problèmes d'eau douce sont tous liés. Les gains en matière d'efficience énergétique ont été compensés par l'utilisation de véhicules plus grands, des normes peu restrictives en matière d'économies de carburant et une augmentation de la quantité de voitures et des distances parcourues. Pour l'Asie de l'Ouest, les priorités sont les problèmes d'eau douce, la dégradation de la terre, des côtes et des écosystèmes marins, la gestion urbaine et la paix et la sécurité. Les maladies hydriques et le partage des ressources d'eau internationales sont également sources de problèmes. Les régions polaires ressentent déjà l'impact du changement climatique. La sécurité alimentaire et la santé des peuples indigènes sont menacées par la hausse du mercure et les polluants organiques persistants dans l'environnement. Il faudra sans doute un demi-siècle supplémentaire pour que la couche d'ozone se reconstitue.

"Il y a eu assez d'avertissements depuis Brundtland. J'espère sincèrement que GEO-4 est le dernier. La destruction systématique des ressources naturelles a atteint un niveau auquel la viabilité économique des économies est en danger, et auquel la facture que nous passons à nos enfants peut se révéler impossible à payer", a déclaré M. Steiner.

Le rapport GEO-4 conclut que si "les gouvernements doivent être au premier plan, les autres acteurs sont tout aussi importants pour réussir à atteindre le développement durable. Nous comprenons mieux les défis actuels et le moment est venu d'agir rapidement afin de sauvegarder notre survie et celle des générations futures."

Résumé de quelques points essentiels du rapport
Atmosphère
La hausse du niveau des mers par l'expansion thermique de l'eau et la fonte des glaciers et des calottes glaciaires se poursuivra dans le futur proche, avec des conséquences potentiellement dévastatrices : plus de 60% de la population mondiale vit à moins de 100 kilomètres de la côte.

L'acidification croissante des océans et la hausse des températures affecteront sans doute aussi la sécurité alimentaire. La diarrhée et la malaria seront plus répandues.
Les pluies acides, aujourd'hui nettement moins problématiques en Europe et en Amérique du Nord ("l'un des succès des décennies récentes"), sont plus préoccupantes dans des pays tels que le Mexique, l'Inde et la Chine.

L'eau
Dix pour cent des plus grandes rivières du monde n'atteignent pas la mer pendant une partie de l'année en raison des demandes de l'irrigation. Dans les pays en voie de développement, trois millions de personnes meurent chaque année de maladies hydriques, la plupart ayant moins de cinq ans. On estime qu'environ 2,6 milliards de personnes n'ont aujourd'hui pas accès à des installations d'assainissement adéquates.

D'ici 2025, les prélèvements d'eau devraient selon les prévisions augmenter de 50% dans les pays en voie de développement et de 18% dans le monde développé. L'inquiétude va croissant quant aux impacts potentiels sur les écosystèmes aquatiques, des produits d'hygiène personnelle et des produits pharmaceutiques tels que les analgésiques et les antibiotiques.

EN SAVOIR PLUS :
http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=519&ArticleID=5688&l=fr

GEO-4 est disponible à l'adresse : http://www.blogger.com/www.unep.org/geo/geo

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